100%
QUESTIONS ET OPINIONS

Cette page est réservée aux lecteurs qui désirent poser des questions aux experts de 100% CHASSE PÊCHE ou encore émettre leur opinion concernant tous genres de sujets reliés aux grands domaines de la chasse, de la pêche ou du piégeage. Envoyez-nous vos questions ou opinion.

QUESTION

Chasser le lièvre
sur la rive sud

Un lièvre dans son habitat hivernal

Je viens tout juste de découvrir votre magazine et je me suis abonné immédiatement car je le trouve vraiment très intéressant. Bravo! J’aurais une question à propos de l’article dans édition de novembre 2022 de Louis Turbide qui parle de chasse aux lièvres que j’adore ou plutôt que j’adorais parce qu’il n’y a pratiquement plus de lièvre dans ma région. En fait je n’ai pas vu un seul lièvre depuis plus 20 ans. Je demeure à Saint-Robert près de Sorel-Tracy et je voudrais savoir où l’on peut trouver du lièvre à une distance raisonnable de chez moi sans être obligé d’aller du côté nord du fleuve. Merci de vos infos et continuer votre beau travail avec ce magazine.

M. Lévesque

RÉPONSE

Merci des bons mots M. Lévesque! Concernant votre question, je suis désolé que les lièvres se fassent rares dans votre région. C’est tellement une belle chasse! Puisque je demeure dans le Bas St-Laurent, je ne connais pas trop les secteurs à proximité de votre domicile. Je sais que dans la Beauce le lièvre est abondant mais c’est sûrement trop loin pour vous! De plus, l’abondance du lièvre est très aléatoire. Même dans ma région, il y a des secteurs où le lièvre est absent alors que dans d’autres il abonde et cela varie beaucoup d’une année à l’autre. C’est à force d’essais erreurs qu’on finit par trouver des secteurs intéressants. Nous en profitons pour envoyer un appel aux lecteurs de votre région qui auraient des informations pertinentes à vous partager. Simplement envoyer vos conseils à  Richard Monfette et nous nous ferons un plaisir de les partager avec M. Lévesque.

Je vous souhaite bonne chance dans vos recherches!

L. Turbide

Chasser sans pression

Il n’y a rien comme chasser avec des gens qu’on apprécie.

Il fut un temps où je me mettais énormément de pression de performance à la chasse. Tuer des trophées était devenu une véritable obsession. Si pendant une période j’ai apprécié ce défi supplémentaire que je m’imposais, avec le temps cette quasi obligation de performance à la chasse a fini par devenir lourde à supporter.  Dorénavant j’ai décidé de prendre ça cool et de chasser avant tout pour le plaisir. Pour le plaisir de me retrouver en forêt plutôt qu’au travail et pour le plaisir de me retrouver avec des gens que j’apprécie. Si j’ai la chance de voir un trophée tant mieux, mais ce n’est plus la raison de ma présence en forêt. Si la forêt est généreuse avec moi et me permet de déguster de la bonne venaison je l’apprécie au plus haut point. Sinon ce n’est pas plus grave que ça. Je peux vous assurer que depuis que j’ai changé ma façon de voir la chasse j’apprécie encore plus les moments où je peux m’évader en nature.

R. Bonenfant

QUESTION

Don de sauvagine

Il est tout à fait légal de donner ses bernaches ou canards après une sortie de chasse.

Je me suis toujours posé la question à savoir si on peut donner les oiseaux que l’on récolte à la chasse à la sauvagine? J’ai déjà vu des gens le faire et même des guides mais sans savoir réellement si cela était légal.

M. Brossard

RÉPONSE

Voilà la réponse à cette question tirée du site du gouvernement du Canada https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/chasse-oiseaux-migrateurs-gibier/foire-questions.html :

Les oiseaux migrateurs considérés comme gibier récolté en vertu d’un permis de chasse aux oiseaux migrateurs considérés comme gibier peuvent être donnés à une autre personne comme nourriture, pour le dressage de chiens rapporteurs, pour la taxidermie ou à des fins de bienfaisance. Dans la majorité des cas, le bénéficiaire ne nécessite pas un permis afin de pouvoir posséder ces oiseaux récoltés légalement. Toutefois, quand les oiseaux préparés sont donnés à des œuvres de charité comme des soupes populaires ou des banques alimentaires ou à des organisations qui organisent des soupers-bénéfice, la personne qui reçoit les oiseaux en cadeau doit être titulaire d’un permis de bienfaisance afin de pouvoir recevoir et posséder ces oiseaux légalement. Quand des oiseaux non préparés sont donnés, la personne qui les a récoltés doit laisser la tête ou une aile munie de toutes ses plumes attachée à la carcasse. De plus, ces oiseaux non préparés doivent être étiquetés avec les informations suivantes :

-le nom et les coordonnées du chasseur et sa signature

-le numéro de permis de chasse aux oiseaux migrateurs considérés comme gibier en vertu duquel les oiseaux ont été récoltés

-la date à laquelle les oiseaux ont été récoltés

Dans le cas où un groupe d’oiseaux est donné, le paquet contenant les oiseaux doit être étiqueté avec l’information de chaque oiseau ou l’étiquette peut être attachée à une carcasse à l’intérieur du paquet.

Les individus qui reçoivent des oiseaux en cadeau doivent accepter ces oiseaux afin qu’ils leur soient donnés et si les oiseaux donnés ne sont pas préparés, ils doivent s’assurer qu’ils n’excèdent pas le maximum d’oiseaux à posséder pour cette espèce d’oiseaux migrateurs considérés comme gibier.

R. Monfette

QUESTION

Coyote ou loup ?

Les hybridations entre loup et coyote sont fréquentes là où leurs habitats se chevauchent. (c) Can Stock Photo / DogoraSun

L’an dernier lors de ma chasse au chevreuil dans les Laurentides j’ai vu apparaître un animal qui ressemblait autant à un loup qu’à un coyote. Il était beaucoup, plus gros qu’un coyote normal, mais il en avait tout de même l’apparence.  Pourrait-il s’agir d’un hybride loup/coyote? Si oui ce genre d’hybridation est-il fréquent?

G. Tardif

RÉPONSE

Tout à fait. Il est fréquent que le loup et le coyote s’hybrident pour donner naissance à un loup/coyote qui  affichera des traits des deux parents, ce qui produira un animal qui ressemble soit à un gros coyote, soit à un petit loup. Ces hybrides sont donc très difficiles à identifier avec certitude, même pour un spécialiste. Selon une étude de génétique réalisée il y a quelques années par un chercheur de l’Université de Montréal à partir d’un échantillon de 154 canidés de l’ensemble de la province,  37 % des loups étudiés  avaient des gènes de coyotes et 13 % des coyotes étaient issus d’un croisement avec les loups. Donc si vous apercevez ce qui vous semble un petit loup ou un gros coyote, ne soyez pas surpris. Non, vous ne rêvez pas!

R. Monfette

Retour en haut